Roadbook papier ou électronique ?
Tablette ou dérouleur roadbook papier, odomètre, indicateur de CAP, GPS et les commandes : bien choisir son matériel de navigation est une étape clé avant de se lancer en raid ou en rallye-raid. Selon le format de l’épreuve, le niveau d’assistance autorisé et les outils imposés par l’organisation, les besoins peuvent varier fortement. Voici un repère simple pour comprendre les différences et construire une configuration fiable, adaptée à son premier départ.
Raid amateur et rallye-raid : deux approches, deux logiques d’équipement
En raid amateur, notamment sur les formats déserts organisés en étapes quotidiennes, la navigation combine souvent un roadbook et une trace GPS de secours. Le roadbook peut être fourni au format papier ou électronique (PDF), tandis que la trace GPS permet de retrouver l’itinéraire en cas d’erreur, sans garantir pour autant un suivi complet du tracé d’origine. Dans ce contexte, une configuration simple et rassurante repose généralement sur un dérouleur de roadbook ou une tablette, un odomètre, un indicateur de cap et un GPS capable de guider vers un point de référence.


En rallye-raid, la précision et la conformité priment
En rallye-raid, l’équipement de navigation répond à des règles plus strictes. Le roadbook reste l’outil central, en version papier ou électronique selon les épreuves. L’usage du GPS est limité aux liaisons, voir interdit. La configuration la plus répandue repose sur un dérouleur ou une tablette autorisée par l’organisation, associée à un ou deux odomètres, un indicateur de cap et à des commandes au guidon. Sur les grands rallyes professionnels, le roadbook digital est désormais fourni via des systèmes dédiés qui centralisent navigation, contrôle et consignes de course. Pour le DAKAR sont fournies des tablettes Unik 4 ( ERTF ). Dans le cadre de l’AFRICA ECO RACE, il vous sera mis à disposition une STELLA 6
Les équipements indispensables pour une installation fiable
Au-delà des instruments eux-mêmes, la fiabilité de l’installation est déterminante. Support de tablette ou de dérouleur, boutons déportés, alimentation et fixation doivent résister aux vibrations, aux chocs et à un usage intensif sur plusieurs jours. Une installation improvisée peut rapidement devenir un point faible, notamment en course. Mieux vaut privilégier un montage simple, robuste et testé en conditions réelles avant le départ.


Tablette ou dérouleur papier : quel choix pour débuter ?
Le dérouleur papier reste une valeur sûre pour ceux qui recherchent une solution éprouvée, lisible et indépendante d’un écran. Il faudra cependant prévoir l’installation de l’ensemble des instruments de navigation.
La tablette, elle, séduit par sa polyvalence : elle peut intégrer le lecteur de roadbook, l’odomètre et parfois le cap. Elle exige toutefois un matériel adapté à l’off-road : résistance aux vibrations et à l’eau, bonne lisibilité en plein soleil, autonomie suffisante et alimentation sécurisée. En pratique, le bon choix dépend moins de la technologie que du cadre de l’épreuve et du niveau de maîtrise de l’utilisateur.
Avant le départ, la préparation fait la différence
Quel que soit le matériel retenu, il doit être maîtrisé avant la première étape. Cela suppose de s’entraîner à lire rapidement un roadbook, manipuler les commandes au guidon sans hésitation, corriger un kilométrage et suivre un cap ou rallier un point GPS si nécessaire. La préparation physique et mentale compte aussi : sur plusieurs jours, l’endurance et la lucidité conditionnent autant la navigation que le pilotage. L’objectif n’est pas d’accumuler les équipements, mais de partir avec une configuration cohérente, connue et fiable.
Pour une première expérience, le meilleur matériel n’est pas forcément le plus sophistiqué, mais celui que l’on comprend, que l’on sait utiliser et que l’on a testé. Entre roadbook papier, tablette et instrumentation dédiée, l’essentiel est de bâtir un poste de navigation adapté au format de l’épreuve, aux règles de l’organisation et à son propre niveau d’expérience.


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